Artistes USA / Folk / 17/04/2009
Après un interlude guitare-voix de 20 minutes de Benjamin Oak Goodman et Alina Hardin, respectivement batteur et choriste d’Alela Diane, qui remplaçait au pied levé Thos Hensley et sautaient dans un avion quelques heures plus tard, Matt Bauer a captivé la salle de sa seule présence et Troy Von Balthazar a fait le pitre pour le plaisir de nos oreilles et de nos zygomatiques…
Matt Bauer sur disque c’est génial, Matt Bauer en interview ça vous fait chavirer le cœur, mais alors Matt Bauer sur scène en acoustique tout seul avec un banjo, c’est encore plus fort. Il y a d’abord ce personnage très grand qui occupe la scène sans problème, dont les yeux bleus vous hypnotisent en moins d’une minute. Il y a ensuite ce moment où Matt ouvre la bouche et livre un chant d’une voix à la fois rauque et très douce qui rappelle l’enfance et les berceuses des parents attentionnés, qui vous donnent une confiance et une assurance incroyable auxquelles il faudra s’accrocher tout le reste de sa vie. Et puis ces mélodies folks simples mais efficaces, de celles qui vous font frissonner l’échine délicatement. Le Vj-ing préparé par Matt lui-même, mettant en scène différents éléments récurrents dans son dernier opus (l’eau, la pâleur livide de la peau, des faisceaux de lumière intimes et inquiétants…) accompagnait parfaitement l’ensemble. Lorsqu’il quitte la scène, on est encore bien loin de la salle de spectacle…
Il faut l’énergie et l’univers déglingué de Troy Von Balthazar pour revenir à la réalité. Doté d’un charisme à toute épreuve, l’homme joue avec tout ce qui l’entoure : le public, sa voix, sa guitare, son sampler… Sa folk-rock est toujours aussi amusante. Le Monsieur se permet même un interlude où il fait des claquettes, déguisé en lapin… Seul reproche, je crois que le bonhomme joue un peu trop de ses acquis, pas de grandes nouveauté là-dedans…
Une excellente soirée, concoctée par Pousse Elvis, une structure qui monte qui monte !
Retrouvez les concerts de Matt Bauer et Troy Von Balthazar dans Campus Live sur Radio Campus Paris…
La pochette fait froid dans le dos, mettant en scène l’histoire de The Tent Girl, une jeune femme retrouvée noyée enveloppée dans un drap (dont je vous recommande chaudement le récit dans la version kitchissime et désopilante de ce
The Spirit, ombre justicière, ou Denny Colt, simple lieutenant de police, est né de l’imagination et des dessins de Will Eisner au début de la Seconde Guerre Mondiale. C’est un des rares super-héros à être issu de la classe moyenne (Batman est un riche héritier, Superman est un prince venu d’une autre planète…). C’est aussi un être qui a perdu son enveloppe charnelle, il est mort alors que les autres super-héros sont invincibles. 