Groupe transcontinental / Folk – Rock / Sauvage Records
Les limes, ce sont ces citrons verts mi-acides, mi-amers que l’on aime ajouter à beaucoup de plats asiatiques et sud-américains. C’est aussi le meilleur ami des cocktails à base de rhum qui se boivent comme du petit-lait. A ce titre, The Limes est un groupe qui porte très bien son nom. Démonstration.
1) Un citron vert reste un citron. Sous une peau épaisse et rugueuse se cachent des grains fins et lisses. Lesquels renferment un liquide clair et acide. Les dix titres de The Limes sont autant de surprises : on s’attend à une pop-folk forcément déjà un peu entendue vu qu’on connaît (et apprécie) les autres groupes auxquels ces musiciens appartiennent (Toy Fight, Milk n’ Juice ou Mina Tindle par exemple), mais il n’en est rien. Pauline et sa voix cristalline transcendent Between Roof and Bird, Maxime donne tout son cachet à Left Hand Cycles, Brent Ballantyne (aka Henry Sparrow) kidnappe vos oreilles sur Morning Noon and Night ou Dead Furnitures… Chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice et rend ce premier disque à première vue basique mais bien unique une fois dans la platine.
2) Un citron vert est plus petit qu’un citron, mais beaucoup plus fort et aux arômes plein de subtilités. Pas de titre superflu parmi les dix balades oscillant entre pop fruitée, folk énergique et rock dansant ; du concentré de talent. City Lights démarre comme un morceau des New Order et se poursuit comme un morceau des Toy Fight. Pas de longueur, pas de subtilités superflues, simplement des mélodies et instrumentations qui se complètent pour parfaire un morceau calme qui résume parfaitement ce qu’on peut éprouver dans un taxi en regardant les lumières danser dans une ville que l’on ne connaît pas (encore). Les deux titres suivant sont beaucoup plus énergiques, avant d’évoluer en folk.
3) Un citron vert, c’est un basique de la cuisine, vous avez toujours dans le réfrigérateur, comme les tomates. Du coup, vous ne posez plus trop la question de savoir d’où viennent les citrons verts. Il doit en pousser à côté de chez tout le monde vu qu’on en trouve toujours. Alors quand vous vous penchez sur l’origine contrôlée de The Limes, vous découvrez qu’ils sont à la fois proches et éloignés de votre chez-vous. Composé à distance, les titres de cet album sont à la fois français et américains. Mais au final le résultat est le même : vous le gardez sous le coude car on en a toujours besoin. C’est leur première réussite, avoir travesti leurs origines et s’être rendus indispensables. Avoir rendu originale une musique intemporelle.
Résolument l’un des meilleurs albums de l’année dans sa catégorie, on écoute The Limes comme on se délecte d’un bon poulet à la thaï le soir, comme on boit jusqu’à la lie un Mojito frappé en profitant des derniers jours d’été indien, comme on danse sur nos albums pop favoris… Et l’on ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française intelligente sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (allez-y, essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). Les super groupes existent en France, les groupes super aussi.
Note : 8,5/10
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Il y a certains matins où, lorsqu’on est une fille, on est d’humeur plus légère et tout notre être désire de la musique frivole. Mélanie Pain répond parfaitement à cette requête corporelle exclusivement féminine. Et, un matin où j’avais quitté mes apriori sur « la musique que j’aime », je me suis surprise à aimer ce disque.
Quatrième album aussi hétéroclite et indigeste, The Bachelor de Patrick Wolf marque une évolution de l’artiste qui ne peut que promettre un The Conqueror (attendu pour 2010) plus prometteur. Chronique de leçon « peut mieux faire ».
Chacun a encore en tête L.E.S. Artistes de Santigold et la reprise qu’en avait fait Lilly Wood and the Prick est probablement l’une des plus touchantes. Derrière ce patronyme au nom dans la mouvance des groupes anglo-saxons de pop – folk actuels (Tilly and the Wall, Noah and the Whale…) se cache un jeune couple parisien, Ben et Nili. Leur premier EP mérite d’être chroniqué pour des tas de raisons.
Après avoir sorti deux albums en 2008, l’inépuisable Richard Swift remet ça avec un quatrième opus résolument pop. Piano déglingué, partitions boogie, synthés dégingandés, rythmique ultra classique mais résolument entraînante, clap-clap, voix franche… Tout y est, pas question de faire le boulot à moitié.
Il y a trois ans, je plongeais avec délectation dans l’univers chic et raffiné de Diving with Andy et
La grosse machinerie anglaise attendue au virage… D’un trio prometteur qui savait se démarquer de la pop abrutissante venue d’Angleterre, on sentait que le vent avait tourné dans le second opus des Noisettes (cf. 
Un mot sur la première partie :
Groupe parisien / Pop-rock / Cityslang 