Duo / Electro-krautrock psychédélique / 16/04/2009
Lorsque Romain Turzi – petit Prince des guitares apocalyptiques et actif participant au renouveau du Krautrock, s’associe à Etienne Jaumet – aka une moitié de Zombie Zombie et un membre des dégingandés Married Monk – pour interpréter des titres sur la thématique « A Psychedelic Night », on se doute que ça risque d’être intéressant. Pour assister à ce nouveau projet à deux têtes et multiples machines, il a fallu prendre son mal en patience*… mais cela valait vraiment le coup d’oreille.
Dos au public, alignant clopes sur clopes, cernés de machines compliquées (comprendre ici : pleine de câbles, de boutons et de trucs bizarres dans tous les sens), armés de claviers, guitare et saxophone, Jaumet et Turzi avaient sorti la grosse artillerie. Machine à fumée qui fait planer et c’est parti pour un set d’une heure ultra-hypnotique. Les partitions de saxophone d’Etienne et les riffs de guitare de Turzi se marient avec brio aux bidouillages électroniques permanents. La progression des quatre morceaux était très bien choisie, transportant vers des univers bien lointains, un peu soporifiques, mais venant d’une insomniaque, la remarque est un grand compliment.
Après avoir aperçu une collaboration moins travaillée entre Turzi et Jaumet à l’occasion du Festival Jazz à la Villette (septembre 2008), on avait pu saisir l’étendue des possibilités qui s’offrait alors. Une collaboration très intéressante, dont je serais curieuse de voir sortir un opus.
Note : 8,5/10
* : Démasquée par Etienne Jaumet lui-même, j’ai dû reconnaître que mes oreilles saignaient trop à l’écoute de l’infâme projet Big Daddy’s Dead. « Dans ces cas-là, il faut prendre son mal en patience. Le bar est sympa à côté » dixit E. Jaumet. Ne prenez pas la peine d’aller vous infliger Big Daddy’s Dead qui vous propulse dans un bar gay ringard des années 80 : pas de voix, pas de disco digne de ce nom, pas de mise en scène, pas de costumes… On suppose que la présence de Tania Bruna-Rosso n’était pas étrangère au buzz autour de cette insulte à la musique, il serait temps qu’elle comprenne qu’elle n’a pas de talent ni pour la radio, ni pour la télé, ni pour la musique. Exit !
